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SE NOURRIR.

Manger équilibré, cinq fruits et légumes par jour, pas trop gras, ni trop sucré. Pas facile tous les jours mais possible et chaudement recommandé ! Ça, normalement, vous le savez déjà.

Ce que vous savez sûrement un peu moins, c’est que nous avons besoin de milliers d’espèces et de variétés pour conserver une alimentation diversifiée et sûre ! Si nous mangeons et buvons, c’est grâce à la biodiversité et les plus petites espèces qui la composent.

Par exemple, sous nos pieds, on trouve plus de dix milliards d’individus par gramme de sol (plus que le nombre d’habitants sur notre planète Terre soit dit en passant). Bactéries, champignons, vers de terre, mille pattes, escargots et limaces creusent, grattent, retournent la terre, aèrent, humidifient, et décomposent la matière organique, pour jouer un rôle déterminant dans la fertilisation des sols, la qualité de notre alimentation et l’épuration de l’eau. Ce sont ces milliards d’espèces parfois microscopiques qui permettent le développement de l’agriculture et donc nourrissent le monde !

Les hommes aussi ont permis de diversifier de très nombreuses espèces animales et végétales à travers l’élevage et l’agriculture. Notre nourriture est finalement le fruit d’une relation entre hommes et nature.

Mais pour que cette relation dure, c’est comme l’amour, ça ne doit pas être à sens unique. Or aujourd’hui, l’homme fatigue la biodiversité et épuise ses ressources. En cause ? Surproduction et surconsommation.

Prenons un exemple : la morue a presque disparu au large de Terre-Neuve. L’augmentation du nombre et de la puissance des bateaux a provoqué une surpêche et un effondrement des populations de morue !

Coopérer avec la nature, c’est donc se raisonner et changer nos façons de consommer et de nous nourrir afin de protéger et respecter la biodiversité, dont nous dépendons et dont nous ne sommes modestement qu’un des très nombreux maillons.