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DESTRUCTION DES HABITATS NATURELS

Si de nombreuses espèces vivantes sont aujourd’hui menacées, c’est parce que leurs habitats sont dégradés. La route, comme les rails ou encore le bâti en général, les maisons, les immeubles, sont construits sur des territoires (forêts, prairies, zones humides) appartenant déjà à des populations : celles des animaux et des végétaux.

Qu’est-ce que c’est concrètement ?

Construire, c’est artificialiser les sols, et par conséquent, réduire l’espace vital de ces populations. Les animaux sont contraints de quitter leur habitat naturel. Le développement urbain, l’élargissement des métropoles et la concentration des populations dans des aires urbaines étendues déforment le canevas de la biodiversité. Entre 2006 et 2012, 68 000 hectares de terres naturelles ou agricoles ont disparu chaque année en France. C’est l’équivalent d’un département tous les dix ans !

Mais l’urbanisation n’est pas le seul phénomène qui mène à une destruction massive des habitats naturels : l’agriculture intensive, par l’expansion des terres agricoles et de pratiques agricoles peu respectueuses de l’environnement, contribue à aggraver la situation, notamment en dégradant la biodiversité du sol.

Pourquoi c’est un problème ?

D’abord parce que cela a des répercussions très négatives sur les forêts, les prairies et les zones humides. Or, il se trouve que les forêts, les prairies et les zones humides ont justement des rôles clés à jouer dans l’équilibre de la biodiversité. Par exemple, les zones humides permettent de recharger les nappes superficielles et souterraines et améliorent aussi la qualité de l’eau en retenant des nutriments comme l’azote et les phosphores. Si leur fonctionnement est perturbé, elles ne peuvent plus nous rendre les services qu’elles nous rendent en temps normal, et c’est tout un équilibre qui s’effondre.

Rappelons ensuite que quand les habitats naturels ne sont pas totalement détruits, ils sont pour beaucoup fragmentés ou fortement réduits, traversés par des routes par exemple, ce qui empêche les espèces de se déplacer et de se nourrir, de se protéger, et de se reproduire. Or, si les espèces ne peuvent pas bouger, le transfert de gènes, essentiel au maintien de la biodiversité « en mouvement » est lui aussi stoppé.