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LES POLLUTIONS

Quand le pot d’échappement de la voiture qui roule devant nous dégage une fumée noire qui pique les yeux et le nez, on se rend compte que la pollution, c’est vraiment pas top. Mais ce n’est qu’une forme de pollution parmi bien d’autres ! Certaines sont impossibles à voir ou à sentir, et ont pourtant de graves conséquences à la fois sur les milieux naturels et sur notre santé. C’est pour cela qu’il vaut mieux parler DES pollutions plutôt que de la pollution.

Qu’est-ce que c’est concrètement ?

La pollution peut être de nature bien différente. D’abord il y a la pollution de l’air. L’air est contaminé par plusieurs polluants, qu’ils soient gazeux, liquides ou solides. Ces polluants peuvent aussi bien être d’origine naturelle (comme les émissions des végétations, des océans ou des volcans) que le fruit des activités humaines comme le trafic routier, les industries, le chauffage, l’agriculture, etc. L’air intérieur des appartements peut également être contaminé par différents produits toxiques, émanant des peintures, solvants…

La pollution arrive aussi sous nos pieds lorsque les sols sont pollués. Les produits chimiques, engrais, déchets, mégots et autres décharges à ciel ouvert sont des sources de pollution très importantes (on rappelle que s’il faut cinq minutes pour fumer une cigarette, un mégot met environ douze ans à se décomposer déversant dans la nature diverses substances chimiques : nicotine, phénols, métaux lourds). Mais la déforestation, construction de routes et de surfaces bétonnées ou le développement de l’agriculture intensive en lieu et place de prairies et forêts ne sont également pas sans conséquences pour les sols, accélérant l’érosion, empêchant l’eau de pénétrer dans la terre ou détruisant la biodiversité qui s’y trouve.

La pollution touche aussi les cours d’eau et les océans : pollutions aux hydrocarbures dues aux dégazages et aux marées noires, contamination par les pesticides ou encore déversements des eaux usées que les océans et rivières ne peuvent assimiler.

Pourquoi c’est un problème ?

D’abord parce que toutes ces pollutions d’origine domestique, industrielle et agricole entrainent une perturbation de nombreux écosystèmes. Pour vous donner un exemple : avez-vous déjà entendu parler des zones mortes ? Ces zones de l’océan où l’oxygène est si faible qu’elles sont au stade de l’asphyxie ce qui oblige tous les êtres-vivants qui ont besoin de dioxygène pour respirer de fuir, quand ils ne sont pas déjà disparus. Ce phénomène est fortement accentué par la présence de pesticides dans l’océan.

Et puis aussi parce que ces pollutions représentent un risque pour notre santé : entre le sol dans lequel pousse notre nourriture, l’air que nous respirons et l’eau que nous buvons, nous ingérons tous les jours un cocktail de substances chimiques sans vraiment connaître leur degré cumulé de toxicité !

Et enfin, s’il ne fallait prendre qu’un exemple, les pollutions (notamment les pesticides appelés néonicotinoïdes), ont des conséquences terribles sur les populations d’insectes, comme les insectes pollinisateurs (abeilles, domestiques et sauvages, papillons etc). Or, rappelons qu’un tiers de notre alimentation dépend directement de la pollinisation. Si les abeilles vont mal, nous iront inévitablement mal !