/    /  LA SOMBRE MÉLANCOLIE DE LA NUIT NOIRE

La sombre mélancolie de la nuit noire

Los Angeles, 1994 : coupure de courant suite à un tremblement de terre. Les habitants inquiets rapportent avoir vu un « énorme nuage blanchâtre » dans le ciel noir. Ils découvrent alors, pour la première fois de leur vie, notre galaxie.

Un exemple de plus en plus répandu dans le monde : Aujourd’hui 80 % de la population mondiale ne distingue plus la Voie Lactée. L’accélération du phénomène provient notamment de l’augmentation constante des éclairages artificiels nocturnes.

Des effets néfastes pour la santé

Déréglant les rythmes biologiques des organismes, la présence continue de lumières peut avoir des effets néfastes pour la santé. Un exemple ? La mélatonine. Hormone essentielle pour la plupart des espèces, elle déclenche l’endormissement et est aussi responsable de la synchronisation du cycle veille/sommeil. Or la pollution lumineuse inactive l’hormone et par conséquent dérègle l’horloge biologique des organismes.

Désorientation des espèces

La présence d’éclairage peut aussi désorienter certains animaux nocturnes (insectes, oiseaux migrateurs) qui perdent de vue les étoiles et/ou qui prennent les ampoules pour des astres. Ils meurent alors d’épuisement en tournoyant autour des lampadaires ou en se dirigeant vers un endroit dangereux pour leur survie comme les routes.

Fragmentation des milieux naturels

La pollution lumineuse peut être également une source d’isolement car elle fragmente les milieux naturels. Certains animaux n’aiment pas la lumière, ils la fuient. Un chemin bordé de lampadaires traversant un milieu naturel devient pour cette faune nocturne une frontière infranchissable.

C’est triste, non ? Mais ce n’est pas tout ! La pollution lumineuse a encore bien d’autres retombées sur les êtres vivants.

Crédit photo : Métropole grenobloise vue depuis Vernon – © Vincent Vignon